Vendredi 17 avril 2009
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Environ 18 tonnes de lait concentré « FAIR
LOVELY » ont été détruites par le service de quarantaine animale et végétale de Butembo le lundi 13 avril2009. Ce lait concentré d’origine chinoise, est jugé impropre à la consommation par
l’office congolais de contrôle OCC. Cette marchandise avait été importée de la chine par les établissements MUTSOKAS du PDG Mutsopire Kasereka dont le siège social se trouve à Butembo. Selon le
représentant de ces établissements, la quantité supplémentaire de lait attendait être écoulée à Goma où elle a été, non seulement saisie, mais aussi détruite.
De leur côté, les services publics de l’hygiène, de l’environnement et de la quarantaine animale se déclarent surpris. Ils affirment n’avoir pas été associés à ce transfert
d’une partie de la marchandise à Goma. Ils rappellent que 1250 cartons de lait soit 25 tonnes ont été saisis le 5 décembre de l’année écoulée et consignés au dépôt de
l’importateur.
Pour l’office congolais de contrôle, OCC, les résultats de l’examen préliminaire de ce produit prouvent
qu’il est impropre à la consommation. Il ajoute qu’un échantillon du même produit a été envoyé à la direction centrale de l’occ/ Kinshasa les mêmes résultats ont été
confirmés.
La société civile de Butembo, pour sa part, demande que l’importateur et ses complices soient traduits en justice pour répondre de leurs
actes.
Histoire de fraude et de complicité
Entré à la douane de kasindi comme habillement des femmes, découvert à Butembo, le lait « Fair Lovely » été mis sur le marché. Ici se mêle complicité ;,
corruption et crime économique. Des sources recoupées révèlent que l’importateur du dit lait aurait entamé de démarches pour exiger à l’ occ de retourner les marchandises en lieu d’ origine
afin de bénéficier d’ un remboursement ou d’ une compensation avec d’autre produits qui n’ ont pas de problèmes en RDC. Les mêmes sources nous ont relaté que l’importateur aurait même distribué
de l’argent à certains services de l’état pour que ce soit accepté sur le marché.
Selon des sources à la douane de Kasindi, ce lait été
déclaré comme des habits des femmes.Or Fair lovely est un produit de beauté fabriqué par la maison MARSAVCO.
Par Horace
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Mercredi 11 mars 2009
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Cette parcelle n’est pas à vendre, celui qui l’achète donne son argent aux escrocs ». Cette inscription, je l’ai lu sur le mur de mon voisin. Pas besoin d’être un savant pour comprendre qu’il s’agit d’une mise en garde. Mais la question c’est à qui elle est
adressée et pourquoi ?
« Il s’agit d’un problème familial », me répond Blaise, auteur de l’inscription et étudiant en droit à
l’Université Libre des pays des grand-lacs (ULPGL). Avec la complicité de certains agents des services publics d’urbanisation, certains membres de sa famille tentent de mettre en vente la
parcelle appartenant à son défunt père sans son accord.
Il me révèle en outre que les documents (titres de propriété) lui ont été ravis par ses oncles. Le jeune homme a
essayé d’exprimer son désaccord au sein des réunions familiales mais personne ne semble être disposé à l’écouter. N’ayant aucun autre recours pour les dissuader, il a opté pour une mise en garde
publique.
« Après l’étape d’inscription sur le mur, je compte introduire le dossier au tribunal. Même si la justice n’a
jamais été efficace dans ce pays, je vais me battre jusqu’au bout ». Pour la défense de sa cause, Blaise projette même d’impliquer s’il le faut ses camarades étudiants. « C‘est sûr que
je n’aurais pas assez de sous pour payer les frais administratifs du tribunal et encore moins un avocat. Je vais essayer de mobiliser la faculté et on verra ce que ça vas donner »,
conclut-il.
Peut-on parler d’état de droit et démocratique sans justice fonctionnelle et accessible à tout citoyen ? La réalité
actuelle en république démocratique du Congo prouve que la raison du plus fort est toujours la meilleure. Impossible de tenir tête à une personne plus fortunée, capable de payer des frais
administratifs et des pots de vin.
Par Horace
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Lundi 9 mars 2009
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09:55
[Nous avons choisi de ne pas afficher la photo entière qui peut être choquante ici. Pour ceux qui voudront quand
même la voir : Victime d'un
charlatan - Âmes sensibles s'abstenir!!!]
A Kisangani, les centres de santé tenus par des infirmiers pullulent. Le plus souvent, ces infirmiers se font passer
pour des véritables médecins auprès de leurs clients. Les parents de Gaby, 9 ans sont tombés dans le filet d’un de ces charlatans.
L’enfant n’est pas né avec une malformation majeure : juste une petite tumeur derrière son oreille droite. « Nous
avons pensé qu’il est mieux que nous la coupions avant le temps. C’est pourquoi sa mère et moi avions décidé de l’amener auprès de spécialistes », me confie son père.
Sous-estimant pratiquement les risques qu’encourait leur fils par une telle intervention chirurgicale mais en même
temps limités par des moyens financiers, ils conduisirent Gaby au centre de santé de fortune le plus proche de leur domicile, au bloc Simi-Simi, quartier Plateau médical, derrière l’aéroport de
Simi-Simi.
« Le docteur nous a rassuré qu’il n’y avait rien à craindre et que tout se passerait bien. Il nous a même encouragé
d’avoir pris la bonne décision au bon moment. Au final, il me semble que nous avons conduit notre enfant à l’abattoir et non à un centre de santé » raconte la mère qui a du mal à arrêter ses
larmes. À l’issue de l’opération, Gaby est sorti tout autre, complètement déformé.
En fait, le docteur de Gaby n’en était pas un. Il n’est qu’un simple infirmier mais un infirmier tenant un hôpital
et se faisant passer pour un spécialiste en chirurgie. Sans une maîtrise de la matière, il s’amuse pratiquement avec la vie de ses patients sans être inquiété par qui que ce soit. La justice
n’étant pas le service public le fonctionnel à Kisangani, toutes ces maladresses restent impunies.
Entre temps, le petit Gaby meurt à petit feu, sous l’œil impuissant de son père, pauvre et manquant les moyens pour
faire soigner son rejeton.
contact : umbosal@yahoo.fr
Par Horace
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Mardi 3 mars 2009
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12:30
Si la trottinette est vue comme un outil de divertissement sous d’autres cieux, elle est un moyen de transport et
une source de revenus des moins négligeables dans l’est de la république démocratique du Congo. Spécialité de la province du Nord-Kivu, le “Tchikudu” a ses quelques particularités qui font de lui
un objet unique en son genre. Au départ utilisé par les paysans de Kibumba, une localité située à une vingtaine de Kilomètres au Nord de Goma, afin d’acheminer les produits agricoles (pomme de
terre, carotte, oignons, chou) sur la ville de Goma, le Tchikudu a séduit les Gomatraciens. Ses deux roues en bois à la circonférence large, couverte d’une couche de caoutchouc, lui donnent
l’allure d’un 4×4. Cette masse de bois fait entre 50 et 70 kilogrammes et peut transporter jusqu’à 300 kilogrammes. Dans les rues de Goma, le Tchikudu fond dans le paysage et côtoie sans complexe
les motos et les camions. Très sollicité pour le transport de marchandises et ne nécessitant que de la sueur humaine pour fonctionner, le Tchikudu a le mérite de respecter l’environnement. En
attendant le réajustement du code de la route pour prendre en compte la présence de la trottinette made in Nord-Kivu, les Tchikudistes arpentent les rues rocailleuses de Goma et s’imposent de
plus en plus comme transporteurs, n’ayant rien à envier aux automobilistes et aux motocyclistes.
Par Horace
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Mercredi 25 février 2009
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09:51
Par un total hasard, je me retrouve un matin au parking de l’UPN pour prendre un taxi. Le décor habituel est bien planté : cris des « chargeurs », invitant les clients à
prendre place à bord des taxis, commerçants ambulants et pickpockets attendant patiemment leur bonne affaire de la journée.
Sortant du décor, une voiture grise, vient se garer à quelques mètres de moi. Un homme en descend et commence à
étaler des bâches par terre, derrière le véhicule. Une fois cette tâche achevée, il ouvre le coffre et commence à décharger du pain sur les bâches étendues dans la poussière.
Après quelques minutes, c’était une petite montagne de pain que j’avais devant moi. Regardant autour de moi, je me
rends compte que je suis la seule à être impressionnée par ce spectacle.
Après une enquête rapide avec les habitués de ce lieu, j’apprends qu’il s’agit là d’une livraison normale. Une des
grandes boulangeries de la capitale balance ainsi des quantités importantes de pain. Finissant sa livraison, le livreur referma le coffre de sa voiture, discuta quelques minutes avec ses
clientes, quelques dames qui attendaient avec leurs bassines et s’en alla. A partir de ce moment, ces femmes débrouillardes prennent la relève et vont se charger de la distribution du pain dans
les foyers du quartier.
Entre la livraison et la vente, l’hygiène n’a visiblement pas d’importance. C’est visiblement le bénéfice qui
compte. Combien de microbes et de maladies circulent ainsi dans ces miches savoureuses ? Les sorciers étant considérés responsables de tous les malheurs, ceux qui ingurgiteront ces pains et qui
se retrouveront avec une fièvre typhoïde n’iront pas voir un médecin mais plutôt un « pasteur » pour se faire exorciser…
umbosal@yahoo.fr
Par Horace
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